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La dégustation des
vins, un plaisir et une technique, connaître et comparer,
robe,
bouquet, saveurs, équilibre, harmonie,... |
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La dégustation, c'est un
"plaisir" et une "technique". Le vin, c'est d'abord un plaisir. On
nous fait quelquefois un peu peur avec des termes compliqués. Il
faut rester simple vis à vis du vin et on n'a
pas besoin de dons
particuliers pour prendre plaisir à déguster. Cependant, si on s'attache à suivre une
méthode et à entrer un peu dans la technique de dégustation, notre
intérêt et notre plaisir en seront multipliés. |
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Les réponses sont
multiples, apprendre à mieux connaître le vin et donc à l'apprécier,
savoir pourquoi on aime ou on n'aime pas un vin, éduquer notre
palais et notre odorat,...
Pour l'amateur de tourisme
vigneron, la dégustation à la propriété permet de mieux choisir les
vins que l'on va acquérir. N'acheter que les vins que l'on a
vraiment aimé à la dégustation chez le vigneron, réduit le risque d'être déçus à la maison.
Il est également
intéressant de goûter les vins jeunes et de pouvoir juger de leur
potentialité d'évolution dans le temps.
Les règles de dégustation
nous apprennent à savoir parler du vin. "Pour se comprendre, il faut
parler le même langage".
Enfin,
la connaissance des vins que nous apporte la dégustation est
forcément et...heureusement subjective, ce qui laisse la place aux
goûts et critères de chacun. |
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Où apprendre
à déguster
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La dégustation ne
s'apprend pas et ne se perfectionne pas dans les livres. Il ne
s'agit pas de devenir dégustateur professionnel mais un stage plus
ou moins poussé dans une école du vin est une excellente approche
pour acquérir les connaissances de base et pour nous enlever tout
complexe d'infériorité quand on parle de dégustation!
Par expérience
personnelle, nous vous recommandons l'Ecole du Vin du CIVB (Conseil
Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) à Bordeaux, qui propose une
large gamme de stages, de l'initiation au perfectionnement. Pensez à
les contacter si vous envisagez de consacrer quelques jours de
loisirs à la dégustation.
visitez le site de l'Ecole
du Vin de Bordeaux |
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Quelles sont les trois étapes de la dégustation d’un vin ? |
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l'oeil, c'est l'examen visuel (la
robe)
le nez, c'est
l'examen olfactif (le nez, les arômes)
la bouche, c'est
l'examen gustatif (en
bouche, les saveurs) |
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Quelles sont les cinq caractéristiques recherchées dans
l’examen visuel ? |
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C'est le premier contact avec le vin. On incline le verre vers
l'extérieur pour observer la surface, le disque, qui se forme.
limpidité
du vin
C'est l'aspect
"propreté" du vin. Il peut être limpide, brillant, cristallin ou
au contraire louche, chargé.
Troublé n'est pas un défaut mais ce
n'est pas une bonne présentation pou un vin.
intensité
colorante
C'est la
mesure de la profondeur d'un vin. Le vin peut être intense, très
intense, profond, sombre, noir ou au contraire léger, pauvre,
insuffisant.
Les comparaisons doivent être faites à l'intérieur d'une même
région. En Bourgogne, le pinot noir est moins intense que le
merlot à Saint-Emilion, lui-même moins intense que le cabernet
sauvignon du Médoc.
Au cours du vieillissement, de moins en moins intense.
couleur
La couleur
évolue en
permanence avec le temps. Pour un bordeaux rouge jeune, couleur
rouge violacée, bleutée. La couleur va évoluer vers un rouge
rubis, rouge grenat, rouge cerise, rouge tuilé, brun (très vieux).
La couleur donne une idée sur le stade d'évolution. Plus le vin
est de qualité, plus la couleur évolue lentement.
C'est la même chose pour les blancs,
blancs secs, verdâtre, jaune, jaune paille, jaune doré.
blancs moelleux, jaune ambré, caramel.
effervescence
En l'absence
de bulles, le vin est dit "tranquille". L'effervescence est
produite par le
dégagement de CO2. Le
vin est pétillant, mousseux, perlant.
larmes, pleurs
Les larmes, les pleurs,
ce sont ce que l'on voit tomber le long du verre. Elles
mesurent la tension superficielle de l'alcool par rapport au
verre. Plus un vin a d'alcool, plus il va pleurer. L'alcool
apporte du gras au vin, pas uniquement du glycérol. Sans larmes,
le vin est dit aqueux, avec larmes, il est dit gras. |
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Les
anthocyanes, c’est quoi ? |
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C’est le nom savant
des pigments de couleur violette qui teintent la peau des
raisins rouges ou noirs. On retrouve ces pigments dans le vin.
Ils sont soumis à l’oxydation, ce qui conduit à l’évolution de
la teinte de la robe du vin au cours du vieillissement. On passe
des teintes rouge violacé, grenat, rubis, pourpre… à des teintes
brique, orangé, tuilé,… |
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Quelles sont les grandes familles d'odeurs (arômes) ? |
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Le vin est très compliqué
en ce qui concerne les odeurs. On dit qu'un être humain est capable
de nommer 30 odeurs. On s'aperçoit vite que"nommer une odeur" est
très difficile.
Il faut apprendre les
odeurs et s'entraîner. Il faut faire ses gammes.
A Bordeaux, les
Universitaires ont défini une nomenclature des grandes familles
d’odeurs.
Sans entrer dans le détail
de ces familles, c'est une affaire de spécialistes, les grandes
familles de nuances aromatiques sont des repères bien pratiques pour
exprimer ce que nous sentons.
Les nuances
aromatiques
-
florales,
violette, rose, fleurs d'acacia,...
-
fruits frais,
fruits frais rouges, fruits frais noirs, cerise, framboise,
cassis,...agrumes, pamplemousse, citron,...pomme verte,...
banane,...
-
fruits secs et
confits, noix, noisette, raisin sec, figues, pruneaux,...
-
végétales, herbe
fraîchement coupée, lierre, sous-bois humide, terre, humus,
poivron,...
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animales,
cuir, musc,
gibier, fourrure humide,...
-
alimentaires,
beurre, miel, réglisse, ...
-
empyreumatiques
(pyros = feu), brûlé, café, grillé, torréfié, fumé, pain grillé,
bois brûlé,...Les nuances empyreumatiques viennent en partie du
fait que
la barrique a
été brûlée à l’intérieur.
-
balsamiques,
résine de pin, vanille, thym,...
-
boisées,
bois, fûts neufs, ...
-
épices et
aromates,
poivre,
cannelle, vanille, clou de girofle, champignon, truffe,...
-
minérales,
pierre à fusil,
quartz,
schiste,...
-
chimiques,
oxydé, éventé, piqué, soufre, vinaigre, alcooleux,... ces nuances
ne sont jamais bonnes pour un vin.
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Le "bouquet",
c'est quoi ? |
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On pense à l’analogie
avec un bouquet de fleurs. Un bouquet est composé de plusieurs
fleurs. Le bouquet d’un vin, c’est l’ensemble des arômes qui se
sont développés dans le vin au cours du vieillissement, ce qui
veut dire aussi qu’on utilise le mot de bouquet pour des vins
évolués. |
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Le
"premier nez",
c'est quoi ? |
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C'est la première étape de
l'examen olfactif. Le vin vient d'être versé dans le verre, rempli
au tiers. On sent le vin en tenant le verre immobile par son pied.
On cherche à identifier les arômes et on essaie de mémoriser celui
ou ceux que l'on a détectés. On mesure également l'intensité des
arômes. Le premier nez est puissant, moyen, faible, pratiquement
inexistant,... |
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Le
"deuxième nez",
c'est quoi ? |
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C'est très logiquement la
deuxième étape de l'examen olfactif. On fait tourner le vin dans le
verre, on peut laisser le verre au contact de la table ou faire
l'opération le verre tenu sans contact avec la table. Grâce à
l'aération, les odeurs se développent. On respire le vin, les odeurs
du premier nez sont renforcées, de nouveaux arômes apparaissent. On
peut refaire l'opération plusieurs fois, on peut laisser le vin se
reposer un peu et sentir à nouveau. Ce "deuxième nez" est la façon
la plus plaisante de sentir le vin. |
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La
rétro-olfaction, c'est quoi ? |
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Ce sont les arômes qui
passent de la bouche au nez. On peut aussi considérer que c'est la
troisième étape de l'examen olfactif. On porte le verre à la bouche,
on respire un peu d'air, les arômes remontent jusqu'au bulbe
olfactif. |
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Quelles sont les quatre saveurs élémentaires ? |
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Le sucré, l'amer, l'acide,
le salé. La langue nous permet d'identifier et de quantifier ces
quatre saveurs élémentaires. Les capteurs de saveurs, les papilles, sont localisés
sur la langue; le sucré, le moelleux sur l'extrémité de la langue,
le salé sur les côtés vers l’extérieur, l'acide sur les côtés mais
vers l’intérieur, l'amer sur l’arrière de la langue. |
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Quelles sont les caractéristiques recherchées dans
l’examen en bouche ? |
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Le goût
Les quatre goûts
élémentaires, sucré,salé, acide, amer, interfèrent entre eux pour
nous donner la sensation globale de ngoût du vin. Le fait de faire
tourner la gorgée de vin dans la bouche permet de sensibiliser
toutes les parties de la langue.
La
sensation thermique
Elle dépend bien sûr
de la température du vin mais aussi de sa richesse en alcool. Un vin
alcooleux, qui a une forte teneur en alcool, donne une sensation de
chaleur, de lourdeur..
La sensation tactile
C'est la sensation
de la texture du vin. On perçoit les tanins du vin. Le vin est
"rugueux" en bouche. Plus le vin est jeune, plus il a un caractère
tannique
La
sensation olfactive
Cette sensation est
due au phénomène de rétro-olfaction. Le vin est à la température de
la bouche. Cela facilite le développement des arômes qui passent de
la bouche au bulbe olfactif du nez par la voie entre le palais et
les fosses nasales.
La persistance gustative
C'est la fameuse
"longueur en bouche". Elle se mesure en "caudalies", nom pour
désigner les secondes dans le cas de la longueur en bouche. Cette
caractéristique est largement prise en compte pour positionner un
vin dans la hiérarchie. |
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On ne peut pas parler de
la dégustation d'un vin de Bordeaux sans évoquer l'évolution de ses
tanins. Les tanins sont des substances organiques qui existent dans
la peau des grains de raisin, les pépins et la rafle du raisin. Les
tanins que l'on retrouve dans le vin proviennent des peaux et des
pépins. La densité des tanins dépend du cépage et de la
vinification.
Les vins blancs sont
pauvres en tanins alors que les vins rouges en contiennent beaucoup
plus. Les vins très tanniques sont âpres, astringents. Avec le
vieillissement, les tanins "s'arrondissent". |
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L'astringence, c'est quoi ? |
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C’est une sensation en
bouche importante dans la dégustation des vins de Bordeaux
rouges. L’astringence se traduit par une sensation de râpeux et
nous entraîne à "mâcher " le vin (mouvements de la bouche).
L’astringence est liée aux tanins, à ceux du raisin et à ceux du
bois dans lequel le vin a été élevé. On peut dire que tous les
vins rouges et tous les vins élevés dans le bois sont plus ou
moins astringents.
On utilise
souvent le mot ‘’tannique’’ en tant que synonyme d’astringent.
L’adjectif ‘’âpre’’ est utilisé pour qualifier un vin très
astringent. Un vin âpre est plutôt désagréable quand on le
déguste. |
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Quelles
sont les trois étapes de la dégustation en bouche ? |
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L'attaque
On prend en bouche une
petite quantité de vin. C'est le sucré (extrémité de la langue) que
l'on sent en premier.
Le développement en bouche
Les sensations sont
diverses et se mélangent, goûts, sensation thermique, sensation
tactile, sensation olfactive.
La finale
Les sensations se
poursuivent plus ou moins longtemps après avoir avalé la gorgée de
dégustation. On apprécie la "bonne bouche" que nous laisse le vin et
on mémorise sa "longueur". |
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Quelle
conclusion tirer d'une dégustation ? |
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A question difficile,
réponse par une autre question, est-ce que le vin que l'on vient de
déguster peut être qualifié d'équilibré?
D'une façon générale,
l'équilibre est souvent difficile à atteindre et à maintenir. Dans
le cas du vin, l'équilibre est difficile à caractériser mais c'est
vraiment le côté gratifiant de la dégustation. Un bon vin, un vin
bien fait, est équilibré, c'est à dire harmonieux à l'oeil, au nez
et en bouche.
L'équilibre entre les
arômes, l'équilibre entre les saveurs, l'équilibre entre les arômes
et les saveurs, sont les sources de notre plaisir et les
inspirateurs des commentaires entre amateurs.
Pour les vins blancs,
c'est l'équilibre entre l'acidité et la sucrosité, le moelleux. Une
acidité trop forte donne un vin ''agressif''. Si l'acidité n'est pas
suffisante, on va trouver le vin ''plat''.
Pour les vins rouges, il y
a une troisième dimension à prendre en compte pour l'équilibre,
c'est l'astringence, le côté tannique. On parle de charpente, de
puissance, de fondu, de souplesse,... On sent de la "matière", on
juge du velouté des tannins, de leur caratrère plus ou moins
"fondu". On cherche à distinguer les tannins du raisin et les
tannins apportés par la barrique...
Cette perception de vin
équilibré, harmonieux, n'est pas aussi difficile à acquérir qu'on
pourrait le croire. On en prend conscience assez vite,
"j'aime bien ce vin
mais il y a quelque chose qui me gêne un petit peu...",
on déguste à nouveau, on
cherche et on discerne l'élément qui fait que l'équilibre n'est pas
parfait... et bien sûr on en parle... |
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Comment traduire ses sensations en mots et expressions ? |
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C’est le domaine de la
liberté, de l’image et de l’imagination. Le vocabulaire utilisé
par les Professionnels a fait ses preuves et nous aide
considérablement à exprimer nos sensations et émotions, mais
pour l’amateur, la spontanéité est de mise. On peut tout dire.
C’est pourquoi la dégustation entre amis est un moment
passionnant, c’est un jeu de ping-pong entre les expressions de
chacun. |
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Quel est l’accessoire de dégustation indispensable ? |
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C’est le crachoir.
C’est un récipient que l’amateur de tourisme vigneron trouvera
toujours à portée de bouche dans la salle de dégustation du
vigneron. Il y a deux bonnes raisons d’utiliser le crachoir lors
d’une dégustation à la propriété. Si on avale systématiquement
les gorgées dégustées, notre jugement risque d’en être altéré et
si nous devons reprendre la voiture en tant que chauffeur, c’est
irresponsable. Lors d'une dégustation à la propriété, recrachez
le vin, cela fait "professionnel"! |
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Est-ce qu’un vin rosé se déguste ? |
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Cette question peut
paraître orientée à une époque où nous consommons de plus en
plus de rosé. Le rosé est un vin de vacances bien agréable, un vin de plaisir.
Oui, le rosé se
déguste et l’amateur de tourisme vigneron en trouvera de très
bien faits. Il est bon de se rappeler les deux principaux modes
d’élaboration des rosés. L'amateur de tourisme vigneron sait
qu'un vin rosé n'est pas le mélange d'un vin rouge et d'un vin
blanc!
Le
pressurage
Le raison rouge est
pressé. Le jus qui s’écoule est légèrement teinté. Ce moût est
vinifié comme pour un vin blanc. On parle de vin gris.
La
saignée
Le début du processus
de vinification en cuve est comme pour un vin rouge. Lorsque le
jus a atteint la nuance désirée, le vigneron « saigne » la cuve.
Le jus est séparé des parties solides et poursuit sa
fermentation. Le rosé de saignée possède donc des tanins.
La
dégustation
L’examen visuel est un
régal et de nature à exciter par avance nos papilles. On y
retrouve toutes les nuances et combinaisons de rose.
En ce qui concerne le
nez, on attend d’un rosé qu’il soit fruité et floral.
Côté bouche, on attend
qu’il soit rafraîchissant. On apprécie son équilibre entre
acidité et moelleux.
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Quel est le
matériau idéal pour déguster le vin ? |
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Le verre, bien sûr. On
fait passer le vin d’une bouteille à un récipient qu’on porte à ses
lèvres. Ces récipients sont adaptés à la forme de la main. En
général, on peut les tenir d’une seule main, ce qui permet de boire
en levant le coude selon l’expression bien connue.
Ces récipients ont été,
depuis l’antiquité, fabriqués en toutes sortes de matériaux, de la
terre cuite, du verre, du métal. La terre cuite est sans doute
le moins adapté pour le vin.
On n'imagine mal de boire
du vin dans une tasse en porcelaine! On ne voit pas la couleur, on
n’apprécie pas le goût du vin.
On peut aussi considérer
que boire du cidre dans une bolée, ce n’est pas l’idéal. On
l’apprécie mieux dans un verre, pour sa couleur, pour son parfum.
Pour la bière, la
tradition en Allemagne est de boire la bière dans des chopes en
grès. Dans ce cas, le grès a l’avantage de conserver la fraîcheur.
Le verre est le matériau
idéal, non seulement pour contenir le vin et le faire vieillir, mais
également pour le boire parce que le verre, surtout s’il est très
transparent, met en valeur la couleur du vin et sa brillance, Le
fait de le déguster dans une salle bien éclairée, sur un fond de
nappe blanche, ajoute encore à la mise en valeur du vin.
Dans l’antiquité, on
utilisait des gobelets, c’est à dire sans pieds, que l’on tenait
dans la main.
Les verres de l’antiquité
étaient plutôt bleutés et pas très transparents parce que la
composition et la cuisson du verre étaient mal maîtrisée.
Vers la fin du Moyen-Âge,
on est parvenu à avoir des verres très transparents.
C’est à Venise que cette
révolution du verre de luxe très transparent a été imaginée, et
s’est ensuite propagée dans toute l’Europe.
Le cristal est lui, une
invention anglaise et secondairement de Bohême, en République
Tchèque actuelle. Le cristal est introduit en France vers la fin du
règne de Louis XV et sous le règne de Louis XVI. Le cristal est
introduit en particulier au Creusot, où la reine Marie-Antoinette
finance la cristallerie de la Reine. Puis au 19ème siècle, c'est la
Lorraine, avec Saint-Louis et Baccarat. |
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Pourquoi
déguster le vin dans un verre à pied ? |
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Le verre à pied apparaît à
la fin du Moyen-Âge et se développe au 16ème siècle, à la
Cour, puis dans les milieux aristocratiques et bourgeois.
Le verre à pied évite le
contact entre la partie qui contient le vin, le ventre ou la panse, et la main. Il évite
ainsi au vin de se réchauffer.
Autre avantage, il permet
de mirer le vin. Le verre à pied avec sa forme élancée, est aussi
très élégant sur la table.
Les verres qui ont été
fabriqués entre le 15ème siècle et la fin du 18ème
siècle, et que l'on peut voir dans les musées, sont plutôt des
verres dont la partie contenant le vin a une forme conique. Le bas
du verre est une pointe, puis vient le pied. C’était plus facile à
fabriquer.
Dans le courant du 19ème
siècle, l'industrie du verre se perfectionne. La consommation du bon
vin passe du milieu aristocratique à la bourgeoisie qui se développe
partout en Europe. Les formes de verres se multiplient et se
personnalisent. Les grandes familles se font faire des verres à
leurs armes.
Aujourd’hui, il y a une
multiplicité de verres. Ils ne sont pas tous propices à une bonne
dégustation.
Le verre le plus propice
est le verre absolument transparent. Il faut aussi que le verre ne
soit pas trop évasé. S’il n’est pas resserré vers le haut, tous les
parfums se perdent.
Un verre se remplit entre
le tiers et la moitié, l’idéal est le tiers. Une fois que le vin est
dans le verre, il faut pouvoir le remuer, l’agiter, ce que l'on peut
le faire sur la table ou avec la main libre.
Les verres refermés vers
le haut sont incontestablement les meilleurs verres. L' I.N.A.O. a
normalisé un verre à dégustation de ce type
Il y a aussi une
géographie du verre puisque certaines régions ont adopté des verres
particuliers. Bordeaux et la Bourgogne ont voulu se distinguer, se
différencier. Le verre à Bordeaux est un peu plus étroit et plus
élancé, le verre à Bourgogne est un peu plus renflé. On retrouve la
différence que l'on a pour les bouteilles.
Cela dit, on peut très
bien déguster un bon Bordeaux dans un verre à Bourgogne et
inversement! |
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Une dégustation "verticale", c’est quoi ? |
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Dans une
dégustation verticale, on déguste et compare différents millésimes
du même vin. |
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Une dégustation "horizontale", c’est quoi ? |
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Dans
une dégustation horizontale, on déguste et compare des vins d’un
même millésime dans une même appellation. |
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